Une chambre en plus… en quelques clics!

Mis à jour le 26 avril, 2024

Disposer d’une chambre supplémentaire sans entreprendre de gros travaux et tout en conservant les volumes de la pièce de départ intacts. Un aménagement impossible? C’est pourtant ce qu’a proposé Architurn, agence d’architecture d’intérieur en ligne, à cette famille parisienne pour leur T2 transformé en T3 avec astuce et intelligence. Découverte.

« Changer sans reconstruire » fait partie de l’une des phrases d’accueil du site internet d’Architurn, le premier cabinet d’architecture d’intérieur en ligne. Montée par trois architectes associés, cette web agence propose aux clients de soumettre via une interface facile à utiliser les plans et photos de leur appartement accompagné du descriptif de leur projet. De l’autre côté, un architecte choisi par l’internaute propose une solution d’aménagement dés validation du projet. Principal point fort: des coûts réduits mais aussi une plus-value ludique.

Deux chambres trop étroites pour être divisées

C’est la solution qu’ont choisi ces clients parisiens pour créer une chambre en plus dans leur T2 « Cette famille de trois personne avait besoin d’une pièce supplémentaire pour l’arrivée d’un nouveau né et ne souhaitaient pas engager de travaux trop conséquent afin de ne pas gêner à la revente », précise Nelson Wilmotte, architecte en charge du projet.

L’appartement est au départ constitué de deux chambres de taille moyenne (15m² pour la chambre d’enfant et 17m² pour celle des parents) ne permettant pas d’être tout simplement divisée en deux pour obtenir la pièce supplémentaire.

Une meilleure organisation de l’espace

Afin d’obtenir l’espace suffisant pour pouvoir loger deux bambins, l’architecte d’intérieur fait le choix de récupérer la superficie du dressing accolé à la chambre d’enfant. Cet espace dressing est donc transféré dans la chambre des parents, suffisamment grande pour l’accueillir. Deux avantages à cette opération. Structurel: elle permet d’obtenir un volume suffisamment grand pour créer deux chambres. Pratique: elle rend plus facilement accessible le dressing utilisé par les parents en l’installant dans leur chambre. Petit détail qui a son importance, le mur de séparation entre le dressing ne monte pas sur toute la hauteur mais vient se clore avec un vitrage pour laisser passer la lumière et donner une plus grande sensation d’espace.

Pas de changement de structure ni de gros travaux

Une fois l’espace disponible pour installer la deuxième chambre, restait à honorer la deuxième condition des clients: ne pas engager de gros travaux, ni modifier la structure de l’appartement. Pour ce faire Nelson Wilmotte conçoit une solution ingénieuse et modulable: un meuble de rangement d’une hauteur de 1 mètre est installé jouant ainsi le rôle de cloison de séparation entre les deux chambres des enfants. Posé sur roulette, ce meuble est déplaçable à l’envie. « Si demain les clients décident de revendre l’appartement, le meuble pourra être retiré afin de laisser une grande et belle chambre d’enfant » précise Nelson Wilmotte. Avec cette solution,les clients évitent ainsi tout blocage à la revente. De plus, les deux enfants disposent donc chacun de leur « petit univers », le tout sans avoir eu à monter de cloison. « On aurait pu tout casser et recomposer l’espace mais on a préféré minimiser les travaux et se concentrer sur l’espace des chambres », poursuit l’architecte.

Gagner de l’espace sans « pousser les murs »

Dans ce type d’aménagement, gagner des mètres carrés est l’objectif numéro un. Une priorité de plus en plus pressante dans un marché de l’immobilier en crise. S’il n’est pas possible de pousser les murs, certaines techniques d’aménagement permettent d’optimiser au maximum les surfaces. « Le grand classique c’est de manger sur les espaces de circulation souvent trop grands » explique Nelson Wilmotte.

C’est ce type de solutions auxquelles a eu recours l’architecte pour l’appartement parisien, mais aussi à d’autres astuces telles que la pose de portes coulissantes (notamment pour la porte de la chambre des parents) ou encore l’uniformisation des pièces avec une peinture blanche, pour agrandir les espaces et garantir une luminosité suffisante. Au final , les travaux auront duré un mois et coûté 41.000 euros. « Les clients avaient un petit budget et une petite marche de manœuvre. Cela faisait deux ans qu’ils réfléchissaient à cette recomposition ». Le projet initial de Nelson Wilmotte a lui été retourné par mail quinze jour après l’inscription de la la famille sur le site.